pascalancelbartholdi

In one word…en un mot

Month: December, 2012

Rembrandt van Rijn, Paul Cézanne, et l’Observateur

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About the ‘Real’ in ‘Portraiture’

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Cézanne à propos du portrait et de Rembrandt :

«Rembrandt, Rubens, Titien savaient d’un coup, dans un compromis sublime, fondre toute leur personnalité à eux dans cette chair qu’ils avaient sous les yeux, l’animer de leur passion, et avec la ressemblance des autres, glorifier leur rêve ou leur tristesse. Je ne puis pas, moi. Car je veux être vrai, comme Flaubert, arracher la vérité de tout, me soumettre, par les ombres et les lumières.»

un moment décisif de toute présence au monde”

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Je parlais de Rembrandt et le bourgeonnement de ces pensée est venue naturellement, aussi naturellement que que la vision de ses toiles. J’ ai Remarqué le chaos dont la surface de ses peintures sont imprégnées . Ce chaos Presque pathologique, ce tumulte topographique reflète l’esprit qui agite le sens profond de l’ image. Et pourtant, n’ est pas l’ essence qui y réside ; en fait, le sens en termes sensoriels plutôt que sensuels dans ce cas, est une dimension réelle où l’ artiste a invoqué la réalité psychique, du sujet. Par psychique, je veux dire que nous faisons face a un voyage qui traverse la psychologie pour nous enfouir dans les épaisseurs souterrainement , telles que les rivières lourdes de Hadès au lieu de ruisseaux légers sur le bord d’un Paradis fictionnel.

L’art de peindre, est aussi l’ art de ‘dé-peindre’, c’ est à dire, de décomposer la composition, la démasquer, la broyer, la macérer, la découper, la remanier, la démanteler, et remettre alors les règles du jeu en cause, un jeu par lequel nous arrivons à des conclusion passives, abordables, faciles à absorber. Ces conclusions sont de nature ‘ana-philosophiques’, elles simplifient en reflétant la surface de l ‘objet d’ art d’ une manière pure, élégante et sociable. Sur cette étendue plate de l’ assimilation primaire, nous étalons les gazon théoriques qui ne mènent qu’ à la satisfaction triviale de l’ art .

Mais Rembrandt attaque la surface, et par son essors physique fait disparaître le code de la surface, car nous sommes démunis en face de ce qui se manifeste comme un orage, une tempête au devant comme au loin, effaçant la distance qui sépare l’œil humain du mirage. Rembrandt à ce point où nous perdons les pieds, incapables de déchiffrer les données, se dissout dans les éléments, et le sujet prend forme dans le fond. Le fond qui est notre propre imagination où Rembrandt a fomente une espèce de rébellion, un ‘conte’ à rebours, car nous nous retournons sur nous même, sur l’ histoire, sur ce que nous croyons savoir. Il peint…mais plus aussi. Celle et celui qui le regardent le regarde peindre, et le dévisagent alors qu’il s’ abandonne à leur regard, sont les artistes de leur testament. Les portraits de Rembrandt vivent donc hors de lui, car ils ne furent jamais enterrés dans son moi social ni sa personæ artistique. En lieu de publicité vulgaire, ces portraits se sont imprimés ironiquement dans la toile du temps non pas comme un patrimoine mais comme un souvenir personnel, le souvenir issu du sujet même, laissant Rembrandt seul , un témoin attendant des nouvelles dans la marge de l’ inconscient collectif. Il ne fixe rien, il libère. Et peut être espère t’ il en libérant Psyché retrouver l’univers érotique d’ où surgirent ses premières toiles bien que ce furent ses toiles des années matures qui devinrent le berceau d’éros.

Mais la laideur sublime, il la gardait pour lui même, car il aimait être séduit par le léviathan qu’il attirait de son lit de mercure maintes fois, pour connaître ce monstre dans une forme de copulation abstraite incestueuse; son âme rompue et soudée à la fois dans cet embrassement viscéral et divin.

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J’ ai trouvé beaucoup de textes sur le philosophe Henri Maldiney qui a analyse un prédécesseur, le psychiatre Suisse Binswanger qui fut l’un des innovateurs dans le domaine de la psychologie existentielle. Celui ci écrivit :«la folie est une possibilité de l’homme sans laquelle il ne serait pas ce qu’il est (…) L’être-malade a son essence dans le pouvoir-être de la présence,….. «Le terme de Daseinsanalyse, d’analyse de la présence, marque assez la manière dont Binswanger entend cette présence de soi à soi auprès de l’autre, qui est la condition du comprendre…..ce qui selon lui veut dire un partage et un échange de mondes entre les individus, dans ce cas le patient et le docteur, mais il pourrait s’ agir d’ une relation entre artiste et sujet….” In-der-Welt-Sein :la présence au monde”de Heidegger, implique une résonance mutuelle et quintessenciée tout en conservant une différenciation sans laquelle cette résonance ne pourrait être soutenue ou alimentée. Maldiney continue par dire que l’apparition et le discernement de cette présence au sein du monde humain est «d’abord une analyse des structures spatiales et temporelles de l’existence», au sens où «espace et temps sont les formes articulatoires de l’existence».

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Dans ce contexte nouveau, retrouver la perspective du portraitiste visionnaire qu’ était Rembrandt prend un sens encore plus pertinent. Il se faisait médecin du caractère sous le scalpel de sa contre-couleur, Le clair-obscure utilisé comme un écarteur chirurgical. Au moment où il peint, il vit la vie de l’homme qu’il voit de bout en bout, comme dans un tourbillon où les formes se détachent et prennent une signification hors des mots, hors de l’intellectualisation. Ce n’ est pas un acte politique ou un événement culturel, ni une démarche didactique ou même promotionnelle. Plus maintenant, après les années formatrices, après l’aventure des tons romantiques, des raccourcissement maniéristes, des drames satiriques, des élans célestes baroques. Il se dénude et là , dans l’ obscurité de l’ignorance , il crée un silence où la voix pesante des ombres émergent dans une lumière qu’il taille comme Rodin , avec le poing et le burin, cette lumière chaude, vive, un or qui sort de la pierre brute , et qui coule presque entièrement dans la mare obscure et insondable de l’espace…cet espace qui , nous ne pouvons en douter, respire profondément, entre le sommeil et l’éveil. Dans son pinceau, il y a de la chair, dans sa couleur presque monochromatique, il y a du sang. Il commet un acte Eucharistique comme il invente une peau où le sujet peu a peu se mélange et imbibe la chimie de son ‘mettre en visage’.

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Pour en revenir au “pouvoir être de la présence”, être presque ici, la folie existentielle de l’esprit humain, Rembrandt ne nous guide pas , il n’est pas philosophe, du moins pas avec la langue. Il l’est, mais avec le fond et la forme, leur conjonction alchimique où il jette des poignées de terre sèche et molle, des terres sombres ou bien des terres rougeoyantes, et il arrache le sulfure, alors que le salpêtre s’ enlise, et que le mercure se débat dans les poussières de Venus, emmuré par le plomb. C’ est dans ce tombeau que Vulcain pétri l’épée brûlante de son inspiration. Il perce d’abord son propre cœur et sur la pointe, sa généalogie ontologique pénètre celle du néant avant de toucher le continent étranger qui nous apparaît à présent, plus de quatre-cent ans plus tard, un miroir de soi, et Rembrandt peut être, dans la lueur d’une bougie, l’ irrégularité d’un mur; une loi invisible qui régit un monde parallèle, un monde dont le regard n’ est plus le sien. Rembrandt devient le sujet, l’envers de lui même, comme une nouvelle lune, il regarde le soleil, et nous ne le voyons pas. Nous percevons sa trace, mais il est absent. Les yeux qui nous toisent sont issus de l’esprit qui le toisait jadis, car il s’ étendit comme une corde raide entre le passé et l’ avenir. Et à l’intérieur , il plaça le ‘patient’, pas dans un mortuaire, mais dans une sorte de chambre de décompression qui laissa monter l’ oxygène très lentement pour nous atteindre soudainement.

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Quand il est dit “la folie est une possibilité de l’homme sans laquelle il ne serait pas ce qu’il est”, Rembrandt le démontre en tant qu’artiste, par sa condition de créateur, mais aussi par le truchement de ses portraits. Quelle folie nous pousse à revenir vers ces visages qui ne parlent pas, qui ne bougent pas, qui ne dorment pas. Ils nous fascinent comme Rembrandt avait été fasciné. Que reste t’ il d’ eux sinon la folie qui nous relie? Le cordon qui liait Rembrandt à leur image est un cordon intemporel et dé-spatialisé. Ces portraits sont des fenêtres où se collent et se projettent des spectres luisants, intermittents et interminables. Ainsi cherchons nous des indices pour déceler leur provenance, qui n’ est autre que l’environ inconnu, la certitude de notre fatalité. Tel est le paradoxe, l’inconnu certain et la certitude que l’inconnu est toujours proche, greffé à nous, colle sur la rétine , une ombre translucide. Rembrandt donne un corps à la mort , ces visages vivent au delà de l’effroi. Rembrandt ne se soumet pas, ni n’ a besoin d’ arracher la réalité comme le dit Cézanne en parlant de son propre instinct créatif. Ce n’ est pas lui , ni devant , ni derrière ces portraits. Mais sa vie est là , fondue à celle de l’autre, dans cette compréhension émotionnelle où les idéaux deviennent futiles et les idées superflues.

Copyright © Pascal Ancel Bartholdi 2012

MODERN PANIC


MODERN PANIC

Review by Pascal Ancel Bartholdi

Among many mobile sites of morbid origins, a crowd immersed itself in conversation, oblivious to the zoophical signs, the portrayals of decay and morosity, the vampiric outpourings, the dismembered cadavers, the distorted genitalia, the subtle torture instruments, the inquisitional glimpses. This was a plethora of Victorian oddities, the same objects we will find in the Last Tuesday Society, the Natural History Museum, or some other tiny shop hidden in the guts of a city eating its own past with ferocity. We wondered in these sanitised entrails… The Cabinet of Dr. Caligari without ever coming across the solution to a gothic puzzle that pursues the primitive imagination…can this severed hand move again? Can this coagulated blood flow once more?…can this man walk again despite a missing head? There is humour and there are humours. We are partly seduced by the sexual profligacy oozing out of this dissonant assemblage of innuendos to a past we wish for when the present seems so dull.

Miranda Benzies invites us to recall the Surrealists, Paul Delvaux, De Chirico, Max Ernst and even Dali.
Cedric Laquieze traps meticulous insects under four cloches, they may hold secrets from fantasy movies, nearby, a bird cage contains the skeleton of a sheep…or some other such animal…a winged skull, with spine still attached, a thermometer tied to its base and two fledglings, glistening with the arrested process of decomposition. Above, a cat fur, scalped only yesterday?…in its centre, a form resembling a vaginal caricature. Further, a figure, doll size, resembles the Mexican effigies of the departed…carried in farandoles during their celebration of death. The skeleton is covered in flowers. Incidentally , this brings back memories of an insurgent piece I felt compelled to create for an Easter show at Art school some years ago. I borrowed a life size skeleton and dressed it in an elegant silk indigo dress, placed a cigarette between its angular jaws, somehow emphasising its ironic smile, and adorned it with a long boa of colourful fake flowers. Needless to say absolute silence surrounded it, elevating me to the fulgurant role of the censored revolutionary voice, a great success I thought.

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Louise Riley creates an optical illusion, a hologram image of Apple Test performer…Another piece looks like a luxurious piece of quilt, a thin-laced mattress that could turn into a flying carpet for Casanova and his concubines.
Martha Zmpounou shows deceptively two-dimensional works, multi media pieces gathering drawing, painting, and collage techniques. These are standing out, less obvious, more suggestive and beautiful. A second piece on paper attracts attention. Chaotic elements are intertwined as if a head, suggested, had exploded into enigmatic angular structures, drowned in reds and pinks, where the face of a woman can just be discerned.
Santiago Carouso also offers a more aesthetic experience with drawings, black and white, red and sepia man /angel/demon with a city on his head. Then the skull in profile, a gun protruding from it, the head made of composite instruments and tools in the manner of Giuseppe Arcimboldo. On the jacket of the dead, a man is drawn in many positions. He looks as if he is falling into nothing. The jacket is black, he is defined only by a white outline, like that of the victims around whom a chalk line marks the last spatial event of their life.
Andrew Hladky’s paintings are especially physical, having covered the surface with what a friend described as miniature vegetation used in architectural models for city planning…or I thought, also seen in model train landscaping. This was then painted over, irregularly, and seen from a distance looked like portions of the dark cosmos lit up here and there by unpredictable flashes of consciousness…black holes lurking in the vicinity of a nebulae, dying stars beginning to self combust… constellations on death row.
Chiho Iwase Has placed a rabbit head on a plinth. It is cut right below the bottom jaw, a violent separation from the voice box. Inside its erect ears, pink hands seem to wave at us, or try and send the sound back before it reaches the cochlea. It looks like a flesh cake, like the one presented to the last of four men in La Grande Bouffe, the epic gastronomic suicide movie by Marco Ferreri (1973). He chocks on the damp sugar breasts, an end some would envy. This belies a nuanced sordid sexuality.
Jazz Szu-Ying Chen has painted an 18th century aristocrat disfigured by surgical extraordinary cosmetics. One eye looks like a fungus form growing uncontrollably, a lazy eye on the other side trails nonchalantly. Flayed skins, as one saw in The Silence of the Lamb, are superimposed on the sinister face, stuck or sewn, no one can make it out. These layers of meat are added to non-organic innards, all of which resides neatly inside an antic frame, making this a sumptuous object of morbid devotion.
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Craig La Rotonda, taking his name from the infamous haunt in Montparnasse in early 1900 where Susanne Valadon, then kiki and Simone de Beauvoir brushed elbows with Gauguin, Picasso, and Man Ray to name a few incandescent characters, has produced some kind of old masterpiece. The finish is varnished, certain areas show the subcutaneous layer, as if time had eroded the surface. It seems scrapped off quite brutally in fact. The central singular figure touches her own breast while the world darkens and falls to pieces.
Charlie Tuesday Gates’ s invention is particularly sinister. Another object of curiosity, this is a skeletal rabbit ‘crucified’ inside a violin case stuck on the arm of a missing instrument that acts as a spine, its legs are raised up as if in astonishment or fright. Above its head, the skull of another animal stares out glibly. The tail of the rabbit is tied to a series of strings to its own ribs thus transforming it into a macabre harp only a golem would dare pluck.
Nick Kushner’s sepia drawing of an octopus in black mount is an elegant interlude in this orgy of sardonicism.
Vort Man has embedded a thing in resin; it looks like a crustacean, a prop for the X Files or Dark skies.
Dan Hillier’s ink image of a woman with octopus tentacles instead of feet reminds us of antic visions of Hecate and the Medusa, luring the unstable mind of the wanderer into her lair. Some of his other drawings embody the age of surrealism. Max Ernst, Leonora Carrington, Paul Delvaux once more are certainly invoked.
Franco B(http://www.franko-b.com/)has immortalised a ferret holding a black bird in his mouth. Every thing is painted black including the plinth. A second piece, a white metal chair with thin white bars has become the last immutable resting place of a taxidermized starling.
Two little figures stand on wood structures that look like scaffolds sticking out of the wall. They are more like acrobats extracted from the movie about alien abduction, Communion by Philippe Mora (1989), Dan Gomer has made them faceless, white and plasticized. They look out of place in their synthetic smoothness.
Arcane Sin shows two paintings of women with black eyes that send me back to Klimpt.

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But the real key to this show was laid bare with the body of the protagonist as it was hoisted up by the flesh and pierced, intruded upon, sodomised and paraded with the full consent of Mad Alan, http://madalan.co.uk/, fully tattooed and illuminated with twisted hubris, a rictus of febrile victory on his contorted face, whose genitals had also undergone a monstrous inflation giving us the deceptive impression of a congenital deformation. This may have been divulged prior to the show, but most of the audience would probably have been ignorant of the facts. We exposed ourselves to the violence of a sensory spectacle, no preconceptions fogging our vision as we stood and sat inundated with exhalations of hell and gore. I wondered what a Victorian public would have thought or felt, gorging on the vapid eccentricities of the circus master exhibiting the object of contempt. Then, this human being would have been fully exploited, kept in a cell, a dark corner under a thick flee ridden blanket, fed rotten beans, simmering in his own faeces, one of the vermin, but a delicacy to the warped eye of the morbidly curious gentry and the populace ready to spit in his grub, at his face, and mock the hanging beast, a weeping post and a scape goat…a ghost also, a shadow of our own mortified humanity. This was the prime cut of our languid sickness, manifesting itself in this agreed conjunction between the lunar decadence of the crowd and the lugubrious seduction of the victim. Antonin Artaud may have acknowledged this scene as a moderate example of the Theatre of Cruelty(http://dlibrary.acu.edu.au/staffhome/siryan/academy/theatres/theatre%20of%20cruelty.htm)where sado-masochistic games are enacted repeatedly, mindlessly until a form of lobotomy wipes all means and the desired return to the most enslaving state of primitivism paradoxically liberates us from all inhibitions, the dictums of a subliminal religious order eating our souls with shame and fear. Disintegration, division, filtration, mortification, pulverisation, precipitation, purgation, reiteration, exaltation, fusion, resolution, projection, revivification, incorporation…the alchemical process occurs but the result escapes us. This man, risen like a lump of galvanized limbs, and with him, the spirit of rage and a desire to destroy all false idols, excites the entranced mass. Yet, an idol he himself has become for this brief moment, an event amongst many, in one of the most ferocious and alluring cities, London, the Babylonian hag in all her glory.
For we tilt in our age, on the edge of an iconoclasm, burning images of simulated beauty in our mind filled with idyllic promises the sacredness of which is soiled with the hollow sound of perfect symmetry. All ideas are merging and we need the blunt edge of erotic brutality to dismember the petty gods who led us, with the same full consent as Alan’s, up the garden path…although this garden is little more than a plastic lawn, and the up is down.
Or is this a variation on the theme of clandestine networking? What the urbanist Jane Jacobs(http://www.pps.org/reference/jjacobs-2/) called the phenomenon of “spillover” in the 1890s based on the concept emulated by economist Sir Alfred Marshall; how cities contained a resource of ideas ‘floating’ in the air; henceforth, as he believed, “if the crowd is right, people can pick up invaluable information through casual interactions in what is called a “dynamic externality”. (Humanities Magazine,November/December 2010, Why Paris by James Panero).
How contemporary is this?
The spectacle is over. We drift away from the crime scene; unsure of our feelings or certain we felt nothing; dressed to kill, killing time; we lick our lips, we sip our wine. The dead, the buried, the exhumed, all partake in this glimpse of a fruit; its name slips our mind, the juice dissolves on the tip of our tongue. We will pour into the streets again and share information.
Copyright © Pascal Ancel Bartholdi 2012
http://www.apiarystudios.org/2012/11/modern-panic-iii/